samedi 8 mars 2014

#voilà, c'est fini


Après plusieurs mois d'animation de ce blog dédié aux webdocs, nous publions notre dernier article.

Remerciements


Nous remercions toutes les personnes qui ont suivi notre blog et celles qui se sont perdues dans les méandres d'internet. Merci aussi pour vos messages d'encouragements, vos commentaires et réactions passionnés, votre soutien. Nous imaginons la déception qui pourrait être la vôtre, mais rien n'y fera, nous serons inflexibles, c'en est terminé !

(source : http://weheartit.com/entry/105256105)

Nous l'avouons à toi, éventuel lecteur de ce billet (l'usage du pluriel serait ici quelque peu prétentieux), le paragraphe précédent est bien entendu ironique. Le monde n'en a rien à carrer de notre blog et nous le savions, savons et saurons. L'exercice est clos, personne ne s'en plaindra, ni ne le regrettera.

This is the end


(source : http://irinalagarto.tumblr.com/post/78747889697)

Comme nous vous avons recommandé Tumblr, nous allons nous quitter via des extraits de pages Tumblr.

Vraiment ?
(source : http://bornsaint.tumblr.com/post/7892562479)

Définitivement !
(source : http://kulturkampf.tumblr.com/post/78797741749)

A méditer...
(source : http://goodgreatexceptional.tumblr.com/post/78900692805/truth)

Adieu, BMJ.

dimanche 2 mars 2014

#actualité autour de Tumblr


Aujourd'hui, nous vous faisons partager les dernières nouvelles qui concernent Tumblr en tant qu'entreprise. Si vous êtes friands d'économie et de médias sociaux, ce billet est pour vous.

Tumblr et le marketing


Un bref article du Business Insider de vendredi dernier parle du succès, ou plutôt de l'insuccès, de Tumblr auprès des vendeurs, des annonceurs. Il nous rappelle que le rachat de Tumblr par Yahoo avait alors été justifié par la volonté d'exploiter économiquement le carnet d'utilisateurs de la plateforme de webdocs.

Près d'une année plus tard, ces attentes semblent déçues. Les analystes de socialbakers ont interrogé les vendeurs afin de savoir quels réseaux sociaux constituent leur priorité marketing. Seuls 3,5% des spécialistes interrogés font de Tumblr une priorité, alors que Facebook intéresse plus de 80% d'entre eux...

Intérêt des vendeurs pour les différents réseaux sociaux (source : Business Insider)

L'investissement de Yahoo serait-il une erreur stratégique ? La nouvelle suivante va peut-être remédier à la situation.

Création d'un nouveau poste stratégique


Sima Sistani (source : The Hollywood Reporter)

Cette semaine, Tumblr a communiqué que Sima Sistani était nommée directrice des médias (director of media). Mashable et The Hollywood Reporter expliquent que Sistani aura pour tâche d'attirer les investissements du secteur du divertissement. Au vu de l'article mentionné plus haut, son travail s'annonce colossal. En plus, Tumblr n'est pas en avance sur ses concurrents directs auprès des annonceurs, Twitter et Facebook ayant déjà créé un tel poste.

Sistani s'est fixé comme objectif d'attirer les amoureux des films produits par Hollywood sur Tumblr. Elle souhaite aussi exploiter le pouvoir d'attraction et l'effet de levier que génèrent les blogs de célébrités actives sur Tumblr, comme Beyonce ou Lady Gaga. Enfin, Sistani agira auprès des fameux "networks" de la télévision américaine et des groupes de presse.

La bataille des réseaux sociaux continue et se professionnalise. Rendez-vous dans une année pour faire les comptes après le premier round, quelques KO ne sont pas à exclure...

Morale de l'histoire


Malgré son succès sur le plan du nombre d'utilisateurs et de blogs créés, Tumblr a de la peine à attirer des investissements importants. Comme quoi on peut avoir du succès d'un côté et essuyer des échecs de l'autre. Dans le monde d'internet non plus, rien n'est tout positif ou tout négatif, à Tumblr et à Sima Sistani de faire pencher la balance du bon côté ! Cela constitue un beau défi à relever avec optimisme et entrain.


Sources : BusinessInsider ; The Hollywood Reporter ; Mashable

samedi 22 février 2014

#interview du fondateur


Au gré de recherches sur Google, nous sommes tombés sur une interview, réalisée par Le Journal du Net, du fondateur de Tumblr, David Karp. Nous vous en transposons ici les parties les plus intéressantes à nos yeux afin de compléter notre étude de la killer-app qu'est Tumblr.

Au sujet de la communauté Tumblr...


Quels sont les sujets et les communautés les plus populaires sur le site ?

David Karp : Un nombre important de communautés coexistent sur Tumblr. Pour vous donner une idée, la mode est aujourd'hui notre plus grande communauté mais elle ne représente que 15% de nos contenus. Le journalisme, la photographie, l'animation-illustration ou encore le design sont également des communautés très actives, et qui sont elles-mêmes divisées en sous-communautés.

Quel est le profil de vos utilisateurs ? Tumblr ne s'adresse-t-il pas à une cible plutôt jeune ?

David Karp : Les moins de 24 ans représentent une grande partie de nos utilisateurs, je dirais environ 35 à 40% d'entre eux, mais notre audience comprend aussi une large part d'utilisateurs de plus de 30 ans. Nous avons en fait un peu de tout, même si les intérêts recherchés et la manière d'utiliser Tumblr varient selon les âges.

Petits conseils pour les utilisateurs...


Quels seraient vos conseils pour les marques qui souhaitent développer leur présence sur Tumblr ? Quels sont les types de contenus qui fonctionnent le mieux ?

David Karp : Il n'existe pas de "best-practices" sur Tumblr. Le meilleur conseil que je puisse donner est que faire comme tout le monde ne surprendra personne. Par conséquent, seuls ceux qui se montrent les plus créatifs peuvent se distinguer. En termes d'utilisation, la mécanique peut être la suivante : une marque va créer son Tumblr en y rattachant son propre nom de domaine, puis publier du contenu via la plateforme pour ensuite le partager sur les différentes plateformes sociales où la marque est présente. Concernant le type de contenu, peut importe le format, cela peut être une courte vidéo de quelques secondes ou un documentaire de 2 heures, l'important est que le contenu lui-même soit intéressant.

Le futur de Tumblr...


Quelles sont vos priorités pour la suite ? Comment voyez-vous le futur de Tumblr ?

David Karp : D'un point de vue business, nous souhaitons désormais inscrire la société dans la durée et accompagner davantage les marques. En parallèle, nous allons continuer nos efforts afin que chacun puisse découvrir du contenu en lien avec ses intérêts sur notre plateforme. En effet, l'idée qu'un utilisateur ne trouve rien qui l'intéresse parmi les 33 milliards de posts que compte le site aujourd'hui, est un immense gâchis à nos yeux. Cette question reste primordiale à nos yeux et nous allons poursuivre nos efforts pour l'année qui vient afin d'être certain que tout le monde soit en mesure de trouver quelque chose qu'il aime sur Tumblr.


Source : JDN

lundi 13 janvier 2014

#histoires de fermetures...


Une petite anecdote au menu de cette semaine ; ou quand certains cessent définitivement leurs activités et d'autres non.

Il était une fois une mauvaise surprise...


Au départ, nous avions prévu de vous présenter un autre service de webdocs à la place de Pearltrees : 3WDOC. C'est pourquoi 3WDOC est mentionné dans nos premiers billets. Mais voilà, on nous a posé un lapin...

La semaine même où nous allions effectuer et publier le test de la plateforme pour vous, nous sommes tombés sur cette page laconique :

Sans commentaire...
(capture d'écran du site de 3WDOC)

Et oui, 3WDOC venait de fermer un ou deux jours auparavant (le 8-9 décembre)... Ce qui nous a obligé à trouver une alternative au pied levé, ce fut donc Pearltrees. Le dernier article du blog officiel de 3WDOC fait le bilan :

(capture d'écran du site de 3WDOC)

Dommage ! Car 3WDOC permettait des réalisations évoluées extrêmement intéressantes. Cet outil s'adressait à des utilisateurs plus avancés comparativement aux autres plateformes testées, d'ailleurs nous l'avions trouvé un peu trop complexe pour le grand public. Grâce à lui, de véritables documentaires internet pouvaient être créés (ce qui dépasse quelque peu le cadre des webdocs que nous avions défini), mais également des réalisations plus basiques.

Un exemple de réalisation aboutie (à apprécier ici)
(www.politis.fr/17octobre1961/home.html)



On joue les prolongations !


L'histoire de 3WDOC paraissait parfaitement coller à notre actualité, puisque nous avions prévu de fermer notre blog aujourd'hui. Mais, surprise (vous commencez à en avoir l'habitude avec nous ;-)), nous allons encore vous gratifier de quelques articles dont nous avons le secret ! Nous vous donnons donc rendez-vous après une pause de 5-6 semaines, pour cause d'examens et de vacances intersemestrielles.


Source : 3WDOC

lundi 30 décembre 2013

#et le vainqueur est... (2)


La semaine dernière nous vous avions quelque peu laissé sur votre faim... Cette fois nous vous révélons le service gagnant, promis !

Fin du suspense


Comme vous avez déjà passablement dû patienter, nous allons mettre un terme au suspense d'entrée : le service de webdocs que nous vous conseillons, notre "killer app", se nomme Tumblr.

Alors, surpris ? Peut-être qu'en lisant nos articles ou, mieux encore, en essayant les quatre services vous pensiez voir un autre vainqueur. Nous vous l'avouons, le choix ne fut pas aisé à effectuer. Nous allons donc vous présenter les éléments qui ont fait pencher la balance en faveur de Tumblr, un "tueur" très "poly".

Polyvalent : un atout décisif


A l'heure du choix, Pearltrees a rapidement été écarté car trop austère et trop particulier. Restait les trois autres avec leurs avantages et leurs défauts.

Notre but était de proposer une solution qui s'adresse au public le plus large possible, notamment au niveau des thématiques. C'est-à-dire que nous recherchions une plateforme susceptible d'intéresser non seulement des utilisateurs voulant proposer du contenu divertissant, raconter leur vie et leurs passions, mais aussi des institutions souhaitant mettre en valeur leur offre ou encore des journaux.

Urturn nous a plu par son design et sa simplicité d'utilisation, mais également par ses outils de modification de contenus multimédia. D'un autre côté, la limitation aux thèmes prédéfinis par la plateforme l'a pénalisée. Mais ce qui a été fatal à Urturn, c'est son orientation marquée vers le fun. Bien sûr que nous aimons le fun, mais nous avons trouvé Urturn trop enfermé dans ce genre, il nous semble peu attractif pour d'autres publics.


Mosaïque de divers propriétaires de pages Tumblr

Zeega permet d'aborder n'importe quel thème, mais sa présentation sous forme d'alignement de séquences vidéo à démarrer peut en rebuter plus d'un. Surtout, sa spécialisation dans la vidéo rend Zeega inutilisable pour qui voudrait créer une page complète comprenant du texte, des photos et des vidéos séparés.

Tumblr est l'incarnation de la polyvalence que nous recherchions. Les nombreuses et diverses utilisations qui en sont faites le prouvent. Des pages sont créées tant par des ados agités, que par des gouvernements, des spécialistes de la mode ou encore des commerces. Conclusion : qui que vous soyez et quel que soit votre intérêt, vous pouvez élaborer une page Tumblr à votre image. Et pourquoi ne pas animer plusieurs Tumblr ? Chacun présenterait une facette de votre personnalité ou de votre vie.

Vous l'avez compris, c'est sur le critère de l'utilité que Tumblr s'est détaché de ses concurrents. Mais la polyvalence de Tumblr se manifeste aussi au niveau du critère de l'ergonomie/utilisabilité. En effet, nous avons apprécié sa prise en charge de tous les types de média ainsi que ses fonctions interactives de partage et de reblogging. Petit bémol, comme rien n'est parfait, Tumblr pourrait progresser dans la personnalisation des contenus, domaine dans lequel Urturn et Zeega sont plus avancés.

Polyglotte : "english is not everything"


Vous parlez anglais ? Vous pourrez alors utiliser sans autre n'importe quelle plateforme présentée. Par contre, si l'anglais vous est complètement étranger, vous pourriez éprouvez des difficultés sur certaines d'entre elles. Influençant l'utilisabilité et la simplicité, le choix de la langue ne doit pas être négligé. Plus il est grand, plus les utilisateurs sont variés ; le service propose alors une palette plus large et plus universelle de pages ce qui renforce ses atouts.

Ici aussi, Tumblr relève parfaitement le défi en gérant une douzaine de langues dont des langues asiatiques ou le russe. Urturn, plus centré sur l'Amérique et l'Europe, est nettement moins polyglotte avec quatre langues proposées (anglais, français, espagnol et portugais). Tandis que Zeega, en anglais seulement, est à la traîne. Comme nous nous adressons à des francophones, seul Zeega a été pénalisé.

Polymorphe : vive la diversité !


Exemples de thèmes originaux disponibles sur Tumblr
Thème "Organ" ; Thème "Discoid"

Par les nombreux thèmes mis à disposition, Tumblr vous laisse beaucoup de liberté pour réaliser des pages à votre goût. L'esthétisme des pages ne dépend que de vous et de votre talent ! A contrario, avec Zeega, Pearltrees ou Urturn vos pages seront plus uniformes et plus rudimentaires dans leur présentation générale.

Mais encore...


La simplicité d'utilisation des quatre services est généralement bonne. Pearltrees nous semble tout de même le moins facile à prendre en main. Tumblr propose une interface simple et épurée à la portée des débutants. Toutefois, quelques petits grains de sable perturbent parfois l'utilisation de fonctionnalités plus avancées comme le reblogging.

Si nos quatre candidats sont gratuits, ils ne le sont pas tous totalement. Une fois de plus, Pearltrees ferme la marche puisqu'il réserve des privilèges à ses membres payants. Urturn et Zeega sont en tête car totalement gratuits (mais Zeega se dirige vers un système comparable à Pearltrees). Tumblr vient juste ensuite à cause de certains thèmes payants, mais les fonctionnalités, l'essentiel, sont bien gratuites.

En résumé


Nous vous conseillons donc Tumblr pour tous les types d'usage. Cependant, si vous n'êtes intéressé que par la retouche de contenus multimédia fun, Urturn vous est plus approprié. Pour les amoureux des séquences vidéos, c'est Zeega qui s'impose. Enfin, si vous avez un esprit méthodique, que vous aimez classer les idées et les matières, Pearltrees est fait pour vous.

Maintenant que nos tests sont finis et présentés, nous prenons une semaine de vacances, avant de vous retrouver une dernière fois l'année prochaine. Profitez-en pour vous mettre aux webdocs !

Nous finissons sur une touche originale en vous souhaitant une bonne année !



Source : Wikipédia


PS : Une pensée pour OZ.

mardi 24 décembre 2013

#et le vainqueur est...


L'insoutenable suspense touche à sa fin... Après avoir présenté quatre services de webdocs, nous vous dévoilons lequel est notre préféré et pourquoi (une surprise peut en cacher une autre, vous le verrez...). Passage en revue des critères d'évaluation.

Quels critères d'évaluation ?


Perspicaces, vous avez certainement décelé dans la structure de nos précédents articles des thèmes récurrents. Ils constituent nos critères de jugement pour départager nos quatre candidats. Les voici :

1. Ergonomie/utilisabilité
2. Graphisme/esthétisme
3. Coûts
4. Simplicité
5. Utilité

Expliquons maintenant un peu plus clairement chacun de ces points.

Ergonomie/utilisabilité : un aspect essentiel


Fantaisie de saison réalisée grâce à Urturn
www.urturn.com/documents

Notre premier critère est le plus touffu. L'ergonomie et l'utilisabilité regroupent, en effet, plusieurs éléments importants. A commencer par les possibilités de personnalisation du contenu. Les modifications d'images permises par Urturn sont un exemple en faveur de ce service. Par contre, leur limitation à celles proposées par la plateforme contrebalance négativement l'évaluation.

Pouvoir utiliser un maximum de types d'éléments multimédias différents (audio, vidéo, photo, ...) entre aussi dans cette catégorie. Parmi les bons élèves, on trouve Tumblr.

L'interactivité, liée tant au contenu qu'aux échanges avec les autres utilisateurs, est centrale pour les webdocs. Rendre le contenu vivant et impliquer son public permet de rendre sa page plus attractive. Des options comme l'ajout de commentaires ou la fonction de republication sont attendues de la part d'un bon service de webdocs.

Nous avons aussi pris en compte le partage, l'interconnexion du service avec les réseaux sociaux (Twitter, Facebook et compagnie). Pas besoin de vous en dire plus, vous voyez de quoi nous parlons.

Graphisme/esthétisme : "qu'il est beau le lavabo, qu'il est laid le bidet"


L'esthétisme des webdocs dépend avant tout des utilisateurs eux-mêmes. Ce sont eux qui choisissent le contenu mis en ligne, sa disposition et tout et tout... Là où interviennent nos quatre champions, c'est sur leur page d'accueil, les thèmes mis à disposition, le cadre général.

Coûts : le porte-monnaie s'en sort-il indemne ?


Critère facilement compréhensible : devez-vous sortir le porte-monnaie pour apprécier l'ensemble des prestations proposées par la plateforme de webdocs ? En général, la réponse est non, mais nous avons quand même quelques limitations, comme pour obtenir certains thèmes de Tumblr.

Simplicité : service accessible à tous ou réservé aux geeks ?


Des connaissances en informatique sont-elles nécessaires ou utiles pour entrer dans le monde des webdocs ? La facilité d'utilisation est-elle au rendez-vous ?

Maîtriser l'éditeur HTML : nécessité ou petit plus optionnel ?

Ici, nous recherchons des services permettant de très belles réalisations sans que l'utilisateur n'ait besoin de compétences informatiques. Si, en plus, des fonctionnalités avancées sont proposées pour les pros de l'informatique, tant mieux, mais elles ne doivent être que subsidiaires et non centrales.

Utilité : pour quel public ?


L'utilité s'est avéré un critère déterminant dans notre choix final. Derrière cette notion, nous entendons évaluer quel est le public cible de la plateforme. Quel est l'âge, le genre des utilisateurs visés ? S'agit-il de personnes physiques ou  morales ? Quels sont leurs intérêts ? Plus un service est polyvalent et diversifié dans ses utilisateurs, mieux nous le considérons.

"Juste une dernière chose..." ©


Nous oubliions, le vainqueur... Oui, mais suffisamment a été écrit pour cette semaine... Ce sera donc pour notre prochain épisode. Place au repos et au début des fêtes !

Scintillant Noël à tous !

A la semaine prochaine pour votre cadeau ! ;-)

lundi 23 décembre 2013

#quatrième candidat : Zeega


Dans un registre moins connu, attaquons-nous maintenant à Zeega !

Carte d'identité



Le logo de Zeega

Contrairement à nos précédents clients, Zeega ne fut pas à l'initiative d'une seule personne, mais de trois : Kara Oehler, Jesse Shapins et James Burns. Il fut fondé au sein d'une université américaine en 2010. Le nom "Zeega" est un hommage de leur part à Dziga Vertov, cinéaste expérimental soviétique des années 1920.

Dès sa création, le projet séduit des fondations (de journalisme particulièrement) et reçoit le soutien de plusieurs centres universitaires ou d'ONG socio-culturelles. Zeega se veut, à ses débuts, "open-source" et à but non-lucratif.

L'objectif de Zeega, d'après ses concepteurs, est simple : "remake the Internet". Vous comprendrez très facilement le pourquoi et le comment d'un tel objectif après quelques explications : Zeega est une plateforme permettant de créer du contenu à partir du contenu de toutes les plateformes du web. Ainsi, l'utilisateur de Zeega aura à disposition l'intégralité du contenu de sites comme Instagram, Flickr, Tumblr (photo, gif), YouTube (vidéo) et SoundCloud (son). Et il pourra le modifier à sa guise, d'où le slogan "remake the internet".

Prenons les choses en main !


A l'instar de nos précédents outils de webdocs présentés, Zeega nous permet de créer et partager nos créations. Nous ne nous attarderons pas sur cette partie, car ce n'est pas là le plus gros avantage de Zeega. Car, oui, Zeega a quelques particularités qui le rendent fort sympathique.

Première bonne chose : la facilité et la rapidité d’utilisation du bookmarklet, sorte de marque-page permettant de rajouter à notre bibliothèque de fichiers utilisables sur Zeega tout ce qui nous intéresse et sur quoi on tombe au hasard de notre navigation. Tous les médias diffusés sur ces sites et plateformes "marqués" sont ainsi aisément intégrables. C’est une somme gigantesque, une bibliothèque monstrueuse, que nous pouvons utiliser !

Deuxième bonne chose (la meilleure) : au-delà de la facilité d’intégration, la puissance de Zeega réside dans la capacité d’édition des médias agrégés à partir de ces plateformes. On peut par exemple choisir une vidéo YouTube puis la segmenter, l’éditer (idem avec un fichier son de SoundCloud). On peut évidemment aussi redimensionner, repositionner, ajouter des effets de fondus ou jouer sur l’opacité du média, etc. Et ce, directement depuis notre navigateur et l'outil de Zeega en ligne, sans avoir à télécharger un quelconque programme.


Exercez vos talents de créateur !

Enfin, troisième bonne chose, complémentaire à la deuxième : pouvoir mixer une partie d’une vidéo YouTube avec un extrait d’un son de SoundCloud, superposer une image d'Instagram avec une vidéo de Viméo. Bref, pouvoir mixer divers contenus du web afin d'en faire quelque chose de nouveau ! C’est ce qu'explique Jesse Shapins lors d’un entretien Skype. L’idée-force est : "pas uniquement les intégrer mais travailler avec les médias, pas seulement les recueillir mais les utiliser pour produire quelque chose de fondamentalement nouveau".

Remarquons au passage que Zeega nous permet tout de même de rajouter nos propres photos, et qu'il nous évite toute censure, due au droit d'auteur, des contenus récupérés par une méthode simple : le fichier original de chaque média utilisé depuis les plateformes est accessible dans le player Zeega, inévitablement. Les logos des internautes figurent en bas à gauche de l’écran : au survol de la souris, les métadonnées associées du média source s’affichent et, au clic, le fichier original s’ouvre dans un nouvel onglet de votre navigateur, chez YouTube, Flickr, etc.

Bon bilan ?


Récapitulons ! Zeega possède plusieurs atouts :
  • gratuité totale pour le moment (projet de créer des abonnements premium en vue)
  • outil de création poussé tout en étant simple
  • énorme base de données sur laquelle travailler

... et quelques défauts :
  • mauvaise intégration de fichiers de certaines plateformes
  • non traduit en français

Vous trépignez d'impatience et voulez mettre la main à la pâte ? Eclatez-vous ici !


Sources : Zeega ; Le blog documentaire : "Zeega", l’autre outil de création de webdocs